4e Parlement francophone des jeunes : au-delà de la formation parlementaire

Par Marion Viau, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Marion au Parlement francophone des jeunes 2007

Du 2 au 7 juillet dernier, j’ai eu le privilège de participer au 4 e Parlement francophone des Jeunes (PFJ) qui s’est tenu à Libreville au Gabon. La semaine fut courte considérant l’ampleur des sujets discutés, les 60 participants que j’aurais aimés mieux connaître et ma première visite au Gabon et en Afrique. Au fil des conversations et des échanges, j’ai pu confirmer qu’il existe effectivement une culture francophone mondiale qui nous réunit et surtout une conception progressiste de la jeunesse : les jeunes ne sont pas seulement l’avenir; ils sont les protagonistes actuels et peuvent contribuer par le fait même à toutes les politiques qu’entreprennent nos décideurs.

Ce parlement se réunit tous les deux ans, en même temps que l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF), et est composé de 60 jeunes entre 18 et 23 ans provenant des pays de la francophonie. Le PFJ est l’organe consultatif de l’APF, qui est elle-même l’instance consultative de l’Organisation internationale de la Francophonie, incarnée par le Sommet de la Francophonie. Les jeunes parlementaires sont séparés en quatre commissions portant sur des sujets d’actualité, également débattus par l’APF :

  • commission coopération et développement : flux migratoires
  • commission des affaires parlementaires : l’inscription des jeunes sur les listes électorales
  • commission politique : les jeunes et la prévention de conflits
  • commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles : Le VIH/SIDA et les flux migratoires
Mon expérience à ce PFJ m’a donné une formation concrète sur le travail parlementaire, en plus d’avoir l’occasion de rencontrer des jeunes engagés provenant en proportion égale des pays occidentaux et des pays en voie de développement. C’est dans cette perspective que le PFJ n’est pas seulement une simulation, mais bien une tribune pour la jeunesse francophone, afin de faire valoir son point de vue et défendre ses intérêts. Il ne faut pas perdre de vue que dans la majorité des pays africains (très représentés lors du PFJ), les jeunes constituent la majorité de la population nationale. Ainsi, lorsqu’on donne la parole aux jeunes, on donne la parole à la population. Cependant, l’aventure n’est pas encore terminée, car durant les deux prochaines années chaque participant poursuivra son mandat de jeune parlementaire francophone et veillera à la mise en application des différentes résolutions élaborées.

Marion Viau, jeune parlementaire francophone, section canadienne

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